FAMILLES ET COUTUMES
Quelques Généralités sur Pentecôte : '(cf wikipédia)
a- Pentecôte ou Raga se trouve dans la Province de PENAMA( PENtecôte-Ambae-MAewo) dans le nord-est de Vanuatu.
b- L'île est située à 190 km au nord de Port-Vila, la capitale et à 7 km au sud de Maéwo.
c- La population comptait 16.843 habitants au dernier recensement de 2009. Depuis la population a augmenté mais surtout il y a eu une exode importante vers Santo, Port-Vila et les autres îles et pays du Pacifique où il y avait du travail. En Nouvelle Calédonie, nous devons approcher plus ou moins une centaine de personnes. Ce serait bien de pouvoir se compter, recenser les personnes originaires de Pentecôte avec leurs familles car beaucoup d'enfants et petits-enfants sont nés ici.
d-Les habitants de l’île de Pentecôte parlent en tout cinq langues vernaculaires : hano, apma, sowa, seke, et sa. Pour les langues sowa et seke, il y a peu de personnes qui les parlent et elles se perdent. En effet, une langue ne vit que si elle est parlée sinon elle se meurt et peut disparaitre lorsque les derniers locuteurs s'en vont au pays des morts emportant avec eux leurs savoirs.
e- Le sud de Pentecôte est le lieu où se déroule le saut du Gol ou Nagol, parfois considéré comme l’origine du saut à l'élastique.
**Il y a une légende sur l'origine du Nagol, trouve une personne qui peut te la raconter ou va chercher sur internet.
**Il y a une légende sur l'origine du Nagol, trouve une personne qui peut te la raconter ou va chercher sur internet.

f- On distingue trois grandes régions:
=> le nord Pentecôte où on parle la langue Hano et avec comme centre Loltong.
=> le centre où on parle la langue Apma et avec comme centre Melsisi.
=> le sud où l'on parle la langue Sa et avec comme centre Baie-Barrier.
**Et toi, tes parents viennent d'où? Si tu le sais c'est bien. Sinon va vite te renseigner. Et quelle(s) langue(s) de Pentecôte parles-tu, toi, tes parents ou encore tes grands-parents?
1- les lignées et familles:
Pentecôte et Maéwo, deux des trois îles de la Province de PENAMA ont cette particularité que les hommes, femmes et enfants sont regroupés dans 2 grandes lignées du Sud de Pentecôte jusqu'au Nord de Maéwo: la lignée des TABI et celle des BULE. Chez les femmes le terme MATAN désigne une femme ou fille de la lignée TABI et MABON une femme ou fille de la lignée BULE.Depuis la nuit des temps, les garçons d'une lignée allaient chercher leurs épouses parmi les filles dans l'autre lignée et vice-versa. Le garçon BULE se mariaient avec une MATAN et le garçon TABI avec une MABON. Ces règles établies des réseaux d'échanges était scrupuleusement respectées jusqu'il y a peu.
Quand les frontières se sont ouvertes avec l'évangélisation et la colonisation, les garçons allaient travailler sur les autres îles du Vanuatu ou plus loin et trouvaient des épouses là-bas. Toutefois, lors du mariage, la fille 'étrangère' était adoptée par une famille de Pentecôte pour être une MATAN et intégrée dans la lignée TABI si le garçon était BULE ou alors par une famille de la lignée BULE pour être une MABON si le garçon était TABI. Et cela continue à se faire jusqu'aujourd'hui.
***Et toi de quelle lignée es-tu? TABI ou BULE? C'est important pour te situer dans les coutumes et autres évènements culturels. Si tu le sais, c'est très bien! Sinon va vite demander à tes parents.
Pour les liens de parenté à Pentecôte, tu te rendras vite compte que les mots pour dire ces liens plusieurs termes sont utilisés . Par exemple, je n'utilise pas le même mot pour dire: 'petit frère' et 'grand frère'. En Hano, j'utilise le mot tua pour dire 'frère' en général ou s'il a le même age que moi mais tii si je m'adresse à mon petit frère et tuta à mon grand frère.
**Comment les appelleras-tu dans ta langue? Renseigne-toi et complète ce tableau:
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| Nota: pour agrandir les photos, clique dessus! | |||
2- Les coutumes:
a- le mariage coutumier, l'exemple de la fille
Lors de la cérémonie coutumière de mariage, il y a des échanges de nattes et autres entre le clan maternel et le clan paternel de la fille qui se marie. La fille sacrifiera d'abord un cochon et ses tantes paternelles 'vava' en langue Hano ou 'wawa' en langue Apma (sœurs et cousines de son père) l'habilleront dans son costume traditionnel pour le mariage. Puis, plus tard, quand cette fille est amenée par son clan chez le clan du garçon alors l'un de ses papas lui donnera un nom coutumier d'épouse. Si c'est une MABON, ce nom sera complété par un autre , par exemple MABON LALA (nom de mémé Clémentine RUNA). Si c'est une MATAN, c'est pareil, un second nom est ajouté, par exemple MATAN SUE (nom donnée à Micheline RUNA la maman de Claudine).
Les enfants d'une famille héritent de la lignée BULE ou TABI et aussi des terres coutumières de leur mère et du clan maternel. On dit que l'héritage est matrilinéaire parce qu'elle vient de la mère de l'enfant. Mais la résidence du couple est patrilocal ou virilocal c'est-à-dire que la femme va vivre chez son mari ou dans la famille de son mari.
Par ailleurs, les enfants du couple vont agrandir la famille de la mère et donc son clan et sa lignée. Si bien qu'au décès d'un homme, son clan et sa lignée vont être mis à l'honneur c'est-à-dire que ceux de la lignée de la femme vont faire la coutumes au clan paternel et à sa lignée. Alors que dans une société où l'héritage est patrilinéaire, c'est l'épouse qui va aller agrandir la famille de son mari et c'est ainsi qu'au décès d'une personne c'est le clan maternel qui reçoit la coutume pour les liens du sang. C'est cela qui explique la différence entre la coutume de Pentecôte et celle des autres îles.
** Tu sais maintenant si tu es BULE ou TABI et pour toi, jeune fille, si tu es une MATAN ou une MABON. Si ta maman est mariée coutumièrement, quel est son nom d’épouse ?
Claudine sacrifie un cochon devant l'assemblée composée des membres de son clan maternel et paternel au 2ème Lagon.
Ses vavas sont remerciés pour les différents objets et parures que chacune lui remise pour l'habiller pour son mariage coutumier. Ici, elles font le tour des coutumes (nattes posées par terre et enveloppes sur les piquets) que les mamans de Claudine ont donné en échange comme paiement/remerciement.
b- le deuil: l'exemple de Bani
Bani était de la lignée des BULE et à son décès, c'étaient les BULE qui étaient les 'patrons de la coutume' depuis ses obsèques jusqu'aux coutumes qui se sont faits et qui se feront encore pour lui.
Des nattes rouges cérémonielles 'bwana' en Hano ou 'seresere' en Apma ont été apportées lors des obsèques et elles ont été d'abord posées sur son cercueil à la morgue. Puis au cimetière, ces nattes ont servi à recouvrir son cercueil et ont été attachées comme autrefois ont enveloppait les corps des défunts avant de les enterrer.
NOTA: cet article n'est pas terminé. Il est publié en l'état en attendant une suite dans les prochains jours et sans doute des modifications aussi.
Merci de votre compréhension. Casimir









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